Deuxième Traité du gouvernement civil

Publié anonymement en 1689, le Deuxième Traité du gouvernement civil de John Locke fonde la philosophie politique libérale moderne. Réfutant le droit divin des rois, Locke y défend une conception du pouvoir fondée sur le consentement, les droits naturels — vie, liberté, propriété — et le droit du peuple à résister à la tyrannie.

Description

Publié anonymement en 1689, dans le sillage de la Glorieuse Révolution anglaise, le Deuxième Traité du gouvernement civil de John Locke constitue l’un des textes fondateurs de la pensée libérale. Alors que le Premier Traité (souvent omis dans les éditions modernes) réfute la théorie absolutiste de Robert Filmer, c’est dans le Deuxième Traité que Locke élabore sa propre théorie du pouvoir légitime.

Il y décrit un « état de nature » où les êtres humains sont libres, égaux et dotés de droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la propriété. Cet état, loin d’être chaotique, manque toutefois d’une autorité neutre pour faire respecter ces droits. C’est pourquoi les individus consentent à former une société civile et à instituer un gouvernement chargé de les protéger. Mais ce pouvoir est strictement limité : s’il devient tyrannique ou viole les droits fondamentaux, le peuple recouvre le droit de résistance, voire de révolution.

Œuvre majeure ayant inspiré les Pères fondateurs des États-Unis et les rédacteurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le Deuxième Traité du gouvernement civil reste une référence essentielle pour penser la démocratie, l’État de droit et la légitimité du pouvoir politique.

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